Santé/Entretien

Poils 

Akita inu et Shikoku ken sont des chiens de montagne. Ils possèdent un sous-poil dense qui protège du froid et de la chaleur et un poil de couverture, qui protège des intempéries. En général, on compte deux mues dans l’année. Ces mues peuvent être très impressionnantes et peuvent mettre votre aspirateur à rude épreuve. Le poil part en touffes qui peuvent être retirées à la mains. Durant ces périodes, un brossage quotidien pour enlever le poil mort est conseillé. Un chien qui vit plutôt en extérieur aura tendance à faire deux grosses mues d’une durée d’environ 3 semaines et à perde très peu de poils le reste de l’année. A l’inverse un chien qui vit plutôt en intérieur aura tendance à faire de plus petites mues et à perde du poils régulièrement. En dehors des mues, Akita et Shikoku ne nécessitent pas un grand entretien. On limitera le brossage à un fois par mois maximum, pour ne pas irriter la peau. Ce sont des chiens plutôt propres et leur poil est dit « auto-nettoyant » car la saleté, boue… en séchant tombe au sol. On limitera les shampoings à un par an, avec un shampoing possédant un maximum d’ingrédients naturels, pour bébé ou peau sensible.

Dentition

De 4 à 7 mois, le chiot perd ses dents de lait pour laisser place aux dents définitives. Ce processus engendre une inflammation passagère des gencives causant des gênes douloureuses et occasionnant un besoin de mordiller. Afin de soulager votre animal, d’éviter toute destruction d’objet ainsi que de potentiel intoxication, il est fortement conseillé de mettre à disposition de quoi mâcher (masque de bœuf séché, corne de buffle, sabot…).

Une fois adulte, une bonne alimentation est l’idéal pour des dents saines et éviter le tarte pouvant causer mauvaise haleine, inflammations de gencives, destructions ou pertes de dents. Ainsi, une nourriture crue naturelle type ; os charnus, gros morceaux de viandes, abats, proies entières … participent à l’hygiène bucco-dentaire. Permettre à son chien de mordre, broyer des aliments quotidiennement, c’est empêcher le développement de tarte. Au contraire on évitera tout type d’alimentation en « bouillie » comme la pâtée, le barf broyés, les restes de table… 

Pour nous, rien de mieux de que de mastiquer de la panse verte  pour un bon brossage de dents et éliminer si besoin le tartre !

Griffes

Les griffes du chien n’étant pas rétractiles comme celles des félins, elles sont toujours en contact avec le sol et s’usent donc naturellement. Un chien dont les besoins naturels sont respectés et qui est donc sorti suffisamment, qui peut courir, s’ébattre, creuser… aura les griffes suffisamment courtes pour ne pas avoir à les faire couper. Seul restera à contrôler les ergots (pouces) qui eux ne touchent pas le sol, mais dont la pousse est plus lente.

En cas de convalescence, maladie, vieillesse… il se peut que les griffes deviennent trop longues, il faudra alors régulièrement couper les griffes, afin d’éviter les inconforts et les blessures.

Maladies :

Akita inu et Shikoku ken sont des chiens plutôt robustes, mais qui peuvent, comme tous les chiens être touchés par diverses maladies : Dysplasie, tares oculaires, allergie, épilepsie, panosteite…

Deux maladies héréditaires auto-immunes VKH et AS (décrites plus bas) touchent particulièrement l’Akita inu. Il n’existe malheureusement à ce jour pas de test permettant de savoir si un chien est porteur ou non de ces maladies. Il est donc important de déclarer tous les chiens atteints afin de pouvoir écarter de la reproduction les chiens susceptibles d’être porteurs et d’aider la recherche en participant à l’étude du génome de l’Akita inu. Plus d’infos

Dysplasie de la hanche 

C’est une malformation articulaire coxo-fémorale qui peut toucher toutes les races, mais que l’on trouve plus particulièrement chez les races lourdes ou de grandes tailles. C’est une affection d’origine polygénétique et environnementale (mauvaise alimentation, surpoids, excès d’exercice). Le chiot naît avec des hanches normales, mais au cours de sa croissance, les tissus mous stabilisateurs de l’articulation de la hanche (ligament, capsule) se relâchent et apparaît une laxité anormale de l’articulation. La tête fémorale se déforme, s’aplatit et la cavité articulaire s’évase, se qui peut entraîner inflammation et développement d’arthrose. Il est possible de réaliser un dépistage par radiographie des hanches sous anesthésie.  

Adénite Sébacée (AS)

Diagnostiquée pour la première fois en 1986, l’adénite sébacée touche pourtant plus de 100 races dont L’Akita inu. Cette maladie entraîne une destruction des glandes sébacées à l’origine de la production de sébum, film lipidique qui protège la peau et évite son assèchement. Les symptômes ; pellicules, perte de poils, peau noircie, infections bactériennes… peuvent apparaître à tout age. Si cette maladie n’est pas mortelle, elle est toutefois incurable. Une fois diagnostiquée par biopsie, un traitement régulier (bains d’huiles, compléments alimentaire…)permettant de réhydrater la peau sera mis en place. Si une transmission autosomique récessive est fortement suspectée (maladie héréditaire transmise lorsque les deux parents portent le gène impliqué), certains chercheurs pensent que la maladie serait déclenchée chez des individus au système immunitaire défectueux, par des facteurs externes (stress, alimentation, corticothérapie prolongée…)

Vogt-Koyanagi-Harada (VKH)

Aussi appelé syndrome uvéo-dermatologique, le VKH est, comme l’adénite sébacée, une maladie auto-immune à transmission autosomique récessive. Cette maladie touche principalement L’Akita inu, mais on la retrouve aussi chez d’autres races notamment nordiques. Il s’agirait d’une réaction immunitaire dirigée contre les cellules mélaniques (cellules responsables de la pigmentation). Les premiers symptômes ; sensibilités à la lumière, uvéite, dépigmentation des muqueuses (truffe, lèvres, anus..)  apparaissent assez tôt (entre 6 et 18 mois). Il s’agit d’une maladie qui peut être très invalidante pouvant causer la cécité et d’importantes souffrances. Les chiens atteints présentent souvent en plus une hypothyroïdie. Diagnostiquée par biopsie et analyse sanguine, cette maladie est incurable et les traitements mis en places (immunosuppresseurs) pour soulager le chien sont lourds et coûteux.